Catégories

Pics

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Dimanche 22 juillet 2007
Invité sur france 2, Laurent Gerra s'est amusé à faire des jeux de mots plus que douteux. C'étais à l'occasion de la mise en place de vélib à Paris.

voila pour ceux qui ont mal entendu "Mais à Paris y'a plein de vélos maintenant, ça va devenir la capitale de la pédale" Une lettre à déja été transmis au CSA, vous pouvez aller la regardé sur www.gayclic.com
par Christopher publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Jeudi 21 juin 2007
On se plaint en France, mais en regardant cette carte, on peut se dire que l'on a quand même pas trop à se plaindre. On peut y voir que dans beaucoup de pays l'homosexualité est puni! Mais certe on sera mieu quand on aura le droit au mariage. ^^

Bon je vais pas faire un trop gros discours, la carte va parler d'elle même :
par Christopher publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Vendredi 1 juin 2007
Mercredi, Jean-Claude Brialy qui étais victime d'une longue maladie s'est éteint. Ce comédien avait des attaches familiales et professionnelles dans l'ouest de la France. Durant 15 ans il a dirigé le festival d'Anjou.

Il fut écrivain, acteur, réalisateur, chroniqueur des nuits mondaines. Il s'est donc éteint alors qu'il avait 74 ans. Il a joué avec les plus grands, c'est pour cela que je lui fait un petit omage, on pense tous à lui.
par Christopher publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 12 mai 2007
Aujourd'ui je suis allé en centre ville, et il y avait sur la place principale plusieurs stands pour l'EFS (Etablissement Francais du Sang) et j'ai demander des renseignements à une damme. Voici ce qu'il en ressort.

Au dont du sang on ne préléve que 450ml de sang sur les 4/5 litres que contient le corps, il suffit de quelques jours au corps pour renouveler le sang prélevé, sa ne fait pas mal et cela sauve des vies. On peut donner 3 fois par an pour les femmes et 5 pour les hommes.

Sinon voici la question fatidique, "les homos ont ils le droit de donner????" et bien non, beaucoup d'établissements de don refusent. Certains cependant accepent. Pourquoi ils refusent, elle n'a pas de réponse à cela. Je trouve pas cela normal, le sang est de toute facon vérifié donc où est le probléme???

Voila mon coup de gueule de la soirée ^^. Enfin, espérons que la législation va changer.

EDIT : Voila ce que dit le site de l'EFS sur le sujet.

"La décision médicale ne doit s’appuyer que sur des arguments scientifiques, épidémiologiques en l’occurrence. Vis-à-vis du virus de l’hépatite B et du virus de l’immuno-déficience humaine, les relations homosexuelles masculines sont encore aujourd’hui un facteur de risque d’exposition, de même que le multi-partenariat hétérosexuel, et qui constitue également une contre-indication au don.
La finalité du don est altruiste : on ne donne pas pour soi mais pour venir en aide aux malades qui ont besoin d’être transfusés. La politique de sélection des donneurs n’a qu’un seul but : ne faire courir aucun risque au malade qui va être transfusé.
Nous appliquons donc ce qu’on appelle le « principe de précaution », qui nous fait exclure du don des candidats pour lesquels le risque n’est pas prouvé, mais seulement suspecté ou statistiquement important (ancien transfusé, séjour prolongé au Royaume Uni ou en Amérique Latine…).

Concernant l’exclusion des hommes ayant des relation sexuelles masculines, il ne s’agit bien évidemment pas d’un jugement moral. D’ailleurs, l’homosexualité féminine ne représente pas une contre-indication.
En réalité, nous nous appuyons sur les dernières données épidémiologiques fournies par l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) dans son étude sur la surveillance de l’infection à VIH-sida 2005 :
- presque la moitié des homosexuels découvrant leur séropositivité au VIH ont été contaminés dans les 6 mois précédents ;
- chez les hommes découvrant leur séropositivité au VIH, 43 % sont homosexuels ;

Pour veiller sur ce principe de précaution et de préserver toujours la santé du receveur au don, les relations sexuelles entre hommes sont donc causes de contre-indication définitives au don du sang."
par Christopher publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Vendredi 27 avril 2007
Voici une étude réalisée en 1997, qui date donc de 10ans ;(, trouvé dans mon livre d'histoire/Géo. Sa date mais cela montre l'évolution des mentalités au sein de la société

Quelle est votre regard si vous voyez deux homosexuels dans la rue?

C'est  bien 12%
Cela les regardes 59%
C'est choquant 15%
C'est scandaleux 13%
Ne se prononcent pas 1%

Comment réagiriez vous si votre fils ou fille vous annoncait son homosexualité ?

  Aujourdh'ui (1997) 1989 1979
Le raisoner 25% 25% 39%
Le faire soigner 13% 23% 34%
L'accepter 55% 36% 17%
Le rejeter de la famille 3% 2% 4%
Ne se pronnoncent pas 4% 4% 6%

Voila une enquete qui montre le changement de mentalités, il faudrait voir ce que sa pourait donner aujourd'hui.
par Christopher publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Dimanche 22 avril 2007
Les résultats sont données : Sarkozy 30%, Royal 25%. On se doutait que se duo se retrouveraient face à face au second tour, maintenant il va faloir choisir, enfin les citoyens majeurs, lool dont je ne fait pas parti.

plus de 85% de participation c'est un reccord, l'appel aux urnes à été élevé en effet de part la durée de cette campagne et pour ne pas revivre l'horreur de 2002 grace à la forte participation des jeunes.

J'ai qu'une chose à dire, allez votez et que le meilleur gagne.
par Christopher publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Vendredi 16 mars 2007
Voici un petit article trouvé dans le quotidien de têtu, acte symbolique mais fort :

Deux lesbiennes se sont mariées symboliquement à Morlaix
Samedi 10 mars, dans la foulée de la journée de la femme, Marianne et Anne-Marie, deux membres de l'association Lesbiennes à Morlaix (LAM), se sont symboliquement passées les anneaux aux doigts sur le parvis de la mairie de la sous-préfecture du Finistère. Juste avant cette cérémonie militante, le couple avait été reçu à l'hôtel de ville par l'adjointe à la solidarité et au lien social, Marie-Paule Kérébel. Indiquant s'exprimer au nom de la majorité municipale — «on reçoit votre demande, mais nous ne pouvons pas légalement prononcer le mariage» — l'élue étiquetée PC a prononcé un discours très militant sur l'avortement, la contraception, les droits des femmes et réclamé «les mêmes droits pour chacun» en soulignant que «l'exclusion n'est pas supportable». Un discours pas du tout du goût d'une dizaine de militants de l'association Life Parade, venus manifester leur hostilité à «cette mascarade de mariage».
par Christopher publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 22 février 2007
Voici un article paru dans le journal Le monde, sur les interets de l'enfant dans un couple homosexuel. Merci a eux de leurs soutien ;)

Le rejet de l'homoparentalité et, a fortiori, de l'adoption d'un enfant par un ou des parents homosexuels est généralement justifié par des craintes pour le bien-être de l'enfant. Lorsque la Cour européenne a choisi, en février 2002, de confirmer la légitimité du refus d'agrément à un individu désirant adopter du seul fait de son homosexualité, l'un de ses arguments a été que la communauté scientifique était justement divisée sur la question de l'intérêt de l'enfant. Toutes les études récentes sur la question semblent pourtant démontrer que psychiatres, psychologues et autres spécialistes de l'enfance ne sont pas si divisés que certains veulent bien le laisser entendre.

En 1991, une enquête de l'American Psychological Association arrivait à la conclusion suivante : "Il est évident que l'homosexualité est compatible avec un rôle efficace de parent, que les lesbiennes et les gays qui sont parents sont aussi aptes dans leurs rôles que les hétérosexuels, et que la vie familiale qu'ils assurent est au moins d'aussi bonne qualité. Les enfants ne semblent en aucune façon être en position de risque à cause de l'homosexualité parentale." L'étude avançait que la qualité de la relation parentale primait sur tout le reste, et que l'essentiel pour les enfants était d'avoir des adultes cohérents avec de bonnes compétences éducatives. Sur la question de la discrimination, c'est-à-dire sur les moqueries que peuvent subir les enfants de gays et de lesbiennes de la part des autres enfants, l'enquête affirmait qu'ils n'avaient pas plus de problèmes psychologiques que les autres. Un parallèle était fait avec les familles des minorités raciales et ethniques : les enfants peuvent être confrontés à des discriminations, mais ils apprennent à les combattre, notamment avec l'aide de leurs parents.

En 1994, une étude britannique sur des jeunes adultes élevés par des mères hétérosexuelles et d'autres élevés par des mères homosexuelles démontrait qu'il n'existait aucune différence de comportement entre les deux groupes. Cette étude signalait par ailleurs que 91 % de ceux qui avaient été élevés par des mères homosexuelles étaient hétérosexuels.

En France, Stéphane Nadaud, dans sa thèse de doctorat de médecine sur les enfants élevés par des familles homoparentales, arrive aux mêmes conclusions. Soutenue en octobre 2000, la thèse de ce jeune pédopsychiatre s'intitulait Approche psychologique et comportementale des enfants vivant en milieu homoparental, et concernait 58 jeunes âgés de 4 à 16 ans. Selon ces travaux, ces filles et ces garçons ne "vont pas plus mal que les autres", et ne "présentent pas de pathologie particulière" au motif qu'ils sont élevés par des parents homosexuels.

Stéphane Nadaud, qui s'est dit "étonné" par la décision de la Cour européenne, avait eu envie de travailler sur le sujet à cause des "a priori" véhiculés par certains de ses confrères. Pour lui, "l'homosexualité ne constitue pas, en soi, un facteur de risque", et pour une raison finalement très simple : "Depuis 1983, elle ne fait plus partie de la classification internationale des maladies mentales, établie par l'Organisation mondiale de la santé."

L'Académie américaine de pédiatrie (AAP), qui regroupe plus de 55 000 médecins, a annoncé, en février 2002, qu'il n'existe aucune raison légitime pour empêcher un individu ou un couple homosexuel de devenir parent. L'institution recommande d'ailleurs que les enfants élevés par des couples homosexuels soient adoptés par le partenaire de leur parent, estimant que "les enfants naturels ou adoptés d'un partenaire dans un couple d'homosexuels masculins ou de lesbiennes ont droit à la sécurité (qu'apportent) deux parents légalement reconnus". L'AAP affirme que la sécurité des enfants est mieux assurée par deux parents reconnus juridiquement comme tels : "L'adoption par le second parent protège le droit de l'enfant à garder des relations avec les deux parents", en cas de disparition du père ou de la mère, ou de séparation du couple. La stabilité apportée par un second parent légal joue en matière de droit de garde ou de visite, de couverture médicale (largement privée aux Etats-Unis), de responsabilité juridique et de sécurité financière pour l'enfant.

La crispation sur l'homoparentalité relèverait donc plus du préjugé qu'elle ne s'appuierait sur de réels critères scientifiques. Les Pays-Bas et la Suède ont, pour leur part, dépassé ce qui apparaît comme une barrière psychologique en officialisant cette catégorie parentale : parents homosexuels, certes, mais parents avant tout.

Emmanuelle Jardonnet

Le rejet de l'homoparentalité et, a fortiori, de l'adoption d'un enfant par un ou des parents homosexuels est généralement justifié par des craintes pour le bien-être de l'enfant. Lorsque la Cour européenne a choisi, en février 2002, de confirmer la légitimité du refus d'agrément à un individu désirant adopter du seul fait de son homosexualité, l'un de ses arguments a été que la communauté scientifique était justement divisée sur la question de l'intérêt de l'enfant. Toutes les études récentes sur la question semblent pourtant démontrer que psychiatres, psychologues et autres spécialistes de l'enfance ne sont pas si divisés que certains veulent bien le laisser entendre.

En 1991, une enquête de l'American Psychological Association arrivait à la conclusion suivante : "Il est évident que l'homosexualité est compatible avec un rôle efficace de parent, que les lesbiennes et les gays qui sont parents sont aussi aptes dans leurs rôles que les hétérosexuels, et que la vie familiale qu'ils assurent est au moins d'aussi bonne qualité. Les enfants ne semblent en aucune façon être en position de risque à cause de l'homosexualité parentale." L'étude avançait que la qualité de la relation parentale primait sur tout le reste, et que l'essentiel pour les enfants était d'avoir des adultes cohérents avec de bonnes compétences éducatives. Sur la question de la discrimination, c'est-à-dire sur les moqueries que peuvent subir les enfants de gays et de lesbiennes de la part des autres enfants, l'enquête affirmait qu'ils n'avaient pas plus de problèmes psychologiques que les autres. Un parallèle était fait avec les familles des minorités raciales et ethniques : les enfants peuvent être confrontés à des discriminations, mais ils apprennent à les combattre, notamment avec l'aide de leurs parents.

En 1994, une étude britannique sur des jeunes adultes élevés par des mères hétérosexuelles et d'autres élevés par des mères homosexuelles démontrait qu'il n'existait aucune différence de comportement entre les deux groupes. Cette étude signalait par ailleurs que 91 % de ceux qui avaient été élevés par des mères homosexuelles étaient hétérosexuels.

En France, Stéphane Nadaud, dans sa thèse de doctorat de médecine sur les enfants élevés par des familles homoparentales, arrive aux mêmes conclusions. Soutenue en octobre 2000, la thèse de ce jeune pédopsychiatre s'intitulait Approche psychologique et comportementale des enfants vivant en milieu homoparental, et concernait 58 jeunes âgés de 4 à 16 ans. Selon ces travaux, ces filles et ces garçons ne "vont pas plus mal que les autres", et ne "présentent pas de pathologie particulière" au motif qu'ils sont élevés par des parents homosexuels.

Stéphane Nadaud, qui s'est dit "étonné" par la décision de la Cour européenne, avait eu envie de travailler sur le sujet à cause des "a priori" véhiculés par certains de ses confrères. Pour lui, "l'homosexualité ne constitue pas, en soi, un facteur de risque", et pour une raison finalement très simple : "Depuis 1983, elle ne fait plus partie de la classification internationale des maladies mentales, établie par l'Organisation mondiale de la santé."

L'Académie américaine de pédiatrie (AAP), qui regroupe plus de 55 000 médecins, a annoncé, en février 2002, qu'il n'existe aucune raison légitime pour empêcher un individu ou un couple homosexuel de devenir parent. L'institution recommande d'ailleurs que les enfants élevés par des couples homosexuels soient adoptés par le partenaire de leur parent, estimant que "les enfants naturels ou adoptés d'un partenaire dans un couple d'homosexuels masculins ou de lesbiennes ont droit à la sécurité (qu'apportent) deux parents légalement reconnus". L'AAP affirme que la sécurité des enfants est mieux assurée par deux parents reconnus juridiquement comme tels : "L'adoption par le second parent protège le droit de l'enfant à garder des relations avec les deux parents", en cas de disparition du père ou de la mère, ou de séparation du couple. La stabilité apportée par un second parent légal joue en matière de droit de garde ou de visite, de couverture médicale (largement privée aux Etats-Unis), de responsabilité juridique et de sécurité financière pour l'enfant.

La crispation sur l'homoparentalité relèverait donc plus du préjugé qu'elle ne s'appuierait sur de réels critères scientifiques. Les Pays-Bas et la Suède ont, pour leur part, dépassé ce qui apparaît comme une barrière psychologique en officialisant cette catégorie parentale : parents homosexuels, certes, mais parents avant tout.

Emmanuelle Jardonnet

par Christopher publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 22 février 2007
Dans un arrêt du 20 fevrier, la cour de cassation déclare l'arret de l'adoption simple par un couple homo. Avant cette date, si la mére de l'enfant rennoncait à ces droits pour une autre femme, l'adoption par un couple homosexuel était possible. La cour de cassation a estimer que cette adoption était contraire aux interets supérieurs de l'enfant, ce qui est scandaleux, à mon avis.
Souvent il est donné comme argument que l'enfant doit avoir un pére et une mére, argument sans fondements car un(e) célibataire peut adopter seul un enfant.

Déja que pour les homos on ne faisait pas grand chose, mais là c'est du retour en arriére. Seul une nouvelle loi pourrait arranger les choses. Les présidentielles arrivants, nous attendons les propositions avec ferveur.

L'homoparentalité pose ennormément de questions. Serais-ce dans l'interet de l'enfant? Certains pensent que oui, d'autres que non. Mais je pense que cela n'a rien a voir avec les parents mais la société. C'est une dure question, mais qu'il faut se poser, et je pense que l'enfant sera plus heureux dans une famille qui l'aime même si elle est homo que dans un orphelina.

Comme cette question souléve le débat, je lance un sondage, donnez votre avis, êtes vous pour ou contre????

A bientot!
par Christopher publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 19 février 2007


Vous vous rappelez de la soirée sur TF1 où sarkozy a longuement dicerter sur divers sujets dont l'homosexualité?? Eh ben voici la video.



Par ailleur un intervenant sur cette cause à donner son ressenti et voici ce qu'il a dit :

« Bonjour,

je suis Frédérick Carles-Font, j'ai participé à la première de "J'ai une question à vous poser" sur TF1, lundi 5 février à 20h50, dont l'invité était Nicolas Sarkozy. Je suis "le gay habillé en noir" comme le résume un des commentaires de votre blog.

Hier, dans un train entre Metz et Luxembourg, un de vos fidèles lecteurs m'a reconnu et m'a parlé de votre site (que je ne connaissais pas) en me disant que vous recherchiez mon témoignage. Je l'en remercie encore. Me voilà donc!

Je tiens à vous faire part de mon ressenti et de ce que je retiens de cette expérience. J'éprouve ce besoin parce que je perçois un grand contraste entre ce que j'ai vécu d'une part et la manière dont les médias ainsi que les téléspectateurs ont perçu et commenté cette émission d'autre part.

Certains commentaires sont assez sévères à notre égard (je parle de Guillaume Coquet, "l'autre gay" qui m'a précédé, et de moi même). Et je trouve cela un peu injuste car les conditions étaient très difficiles et nous n'étions pas en position de force...

Je voudrais donc éclairer vos lecteurs sur quelques points précis et de manière très concrète afin de refléter une image plus proche de la réalité, telle que je l'ai vécue.

Pour commencer, il faut savoir que lorsque nous nous sommes installés sur le plateau, nous autres "panélistes" étions déjà épuisés. Mobilisés depuis 7h du matin, nous avons passé toute la journée à être trimballés de briefings en répétitions et de déplacements en assignations à résidence.

Il faisait très chaud sur le plateau. Nous avons attendu le début de l'émission près d'une heure avant qu'elle ne débute, tout en restant assis à nos places, sans pouvoir en bouger. Cela s'est déroulé comme si tout avait été fait pour nous "assommer" avant que monsieur Sarkozy n'entre en scène.

Par ailleurs, les téléspectateurs confortablement assis devant leur écran ne soupçonnent pas à quel point la pression et le stress sont énormes sur le plateau. L'émission était en direct (pas droit à l'erreur donc!), devant des millions de téléspectateurs (nous savions que l'audience serait forte), face à l'un des hommes les plus puissants et les plus médiatisés de France.

Contrairement à nous, le candidat UMP n'était pas limité dans son temps de parole. Nous n'étions donc pas sur un pied d'égalité. En ce qui me concerne, par exemple, j'avais de nombreux contre-arguments à opposer à sa réponse mais je devais le laisser étaler son discours bien huilé sans pouvoir riposter! Sans aucun droit de réponse. C'est terriblement frustrant...

Je pense que le fait de choisir 100 panélistes n'est pas innocent : comme tout le monde ne peut pas s'exprimer (nous sommes trop nombreux), on doit faire très court! C'est un excellent moyen de nous faire vite taire et de ne pas trop déranger le candidat. J'en ai fait les frais.

Avec le recul, j'ai réellement le sentiment d'avoir été instrumentalisé. Nous servions de faire-valoir au candidat, ce dernier ayant brillamment utilisé nos questions pour présenter et illustrer son programme.

Je tiens surtout à féliciter monsieur Sarkozy pour son époustouflante aptitude à la manipulation. Il est vraiment un grand professionnel de la communication. En effet, il a réussi à me décrédibiliser d'entrée en dénaturant mes propos et tout le monde est tombé dans le panneau! J'en veux pour preuve les réactions, tant dans les médias que dans mon propre entourage (même si tous ne sont pas dupes). J'en suis tout autant admiratif qu'âmer... Comment s'y est-il pris? Il a tout simplement transformé une de mes phrases de sorte que l'on a cru que je l'avais insulté. Ma phrase exacte était : "Vous êtes en faveur d'une législation ouvertement homophobe" et monsieur Sarkozy a réussi à faire croire au public que je l'avais directement traité d'homophobe. Il a pour cela adopté une posture de vierge effarouchée en montant sur ses grands chevaux : "Je ne permettrai à personne de me traîter d'homophobe!". Cela lui a permis de passer d'emblée pour une victime... et de s'attirer la sympathie et le soutien d'une large partie du public et des téléspectateurs. Pour beaucoup, je suis donc apparu comme un intervenant "agressif" voire intolérant qui a "insulté" le candidat UMP. Quel formidable retournement de situation! Magnifique pirouette qui, si elle manque d'honnêteté, excelle par son efficacité...

Finalement, je dirais que je suis satisfait de mon intervention. Car malgré son aspect un peu brouillon - face au maître du genre - elle a atteint son but : interpeller monsieur Sarkozy publiquement sur l'une de ses contradictions les plus flagrantes et les plus injustes et ce, devant des millions de Français. On ne peut pas prétendre lutter contre les discriminations homophobes et maintenir une législation totalement discriminatoire envers les citoyens homosexuels!

De plus, mon passage a été largement médiatisé et repris en boucle dans la plupart des J.T. de toutes les chaînes (et même au ZAPPING de Canal +), dans la presse, sur le web et même à la radio. C'est donc pour moi une franche réussite. PPDA n'avait pas prévu de laisser autant de place au thème des droits des homos... on a réussi à s'imposer malgré tout!

Suite à l'émission, un cocktail nous a été offert et, après le démaquillage, monsieur Sarkozy est venu nous serrer la main (très rapidement!). J'en ai profité pour lui dire que je n'avais pas terminé ce que je voulais lui dire et que je voulais le revoir, en face à face. Il a donc pris mes coordonnées et m'a promis de m'accorder un entretien personnel... Je vous tiens au courant, promis!

Mes amitiés ;-)

Frédérick Carles-Font »

Trouvé sur gayclic.com
par Christopher publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Partenaires

Blog : Croyances sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus